Les tracas de Maman (oie) ours face aux pitreries de trois souris espiègles et malicieuses.
Debout Maman (oie) ours

Les trois souris rêvent d’un livre dont elles seraient les vedettes tout en mettant à contribution les lecteurs et les lectrices.
L’idée est originale mais risque de bousculer la sieste de Michel, l’ours grognon.

Dès l’ouverture de l’album, Ryan T. Higgins donne le ton.
L’histoire se veut interactive et les turbulentes souris sont prêtes à tout pour impliquer les enfants dans leurs pitreries.
Par de petites incursions astucieuses et les intonations de nos 3 garnements, l’auteur intègre le lectorat à son aventure.
D’ailleurs, on s’amusera, avec une certaine malice, à participer à cette avalanche de blagues.
Et pour le coup, c’est le pauvre ours Michel qui va en pâtir.
Ce dernier, qui fait la sieste sur un branche d’arbre, subit les assauts d’une main invisible.
On tapote la page, on retourne et on secoue l’album.
Un seul objectif : embêter Michel qui n’a rien demandé.
Maman (oie) ours et la citrouille qui fiche la trouille

Michel n’aime pas les fêtes. Mais celle qu’il déteste par dessus tout, c’est Halloween.
Tout l’agace : les enfants réclamant sans arrêt des bonbons comme les histoires au coin du feu.
Alors les souris ont une idée. Et si, on montait une pièce de théâtre sur une citrouille qui fout la trouille !? Et le personnage principal serait ce bon vieux Michel !

Je crois savoir pourquoi j’aime tant cette série. J’ai l’impression de me reconnaître en Michel.
L’ours qui sommeille en moi ronchonne souvent et je dois bien avouer que je ne porte guère d’affection pour l’esprit de fête. Encore moins pour celle d’Halloween !
Les costumes et les bonbons me rendent terriblement bougon.
Heureusement pour moi, je n’ai pas trois petites souris pour me faire des misères et me faire « payer » ma mauvaise humeur.
Ryan T. Higgins ne se gêne pas, de son côté, pour malmener le ronchon poilu.
Pour cela, quoi de mieux qu’une pièce de théâtre revisitant la légende du cavalier sans tête.
Ne vous inquiétez pas, l’atmosphère du film de Tim Burton a laissé place à un joyeux bordel qui vire sans complexe à la bouffonnerie.
Et puis bon, cette citrouille ne fiche pas vraiment la trouille en comparaison à l' »horrible » Camilla Van Moufle.
Décalage et autodérision assaisonnée d’une pointe de non sens sont au rendez-vous de cette joyeuse farce.
Une franche partie de rigolade !
Un esprit cartoonesque

Le graphisme de Ryan T. Higgins accentue la loufoquerie de ses histoires.
D’une certaine façon, son trait rappelle la folie des dessins animés de notre enfance, que ce soit Tex Avery, Warner bros ou Disney.
Les animaux sont expressifs et on se marre en voyant la tête désabusée de Michel, cobaye involontaire de nos malicieuses souris.
Debout Maman (oie) ours, s’amuse avec l’interactivité supposé de ces lecteurs
La citrouille qui fiche la trouille reprend les codes du théâtre, tout en faisant un petit détour, certes rapide mais appréciable, vers le 9eme art.
Dynamisme, humour et expressivité sont les maîtres-mots d’un dessin cartoonesque à souhait.
En résumé
Maman (oie) Ours de Ryan T. Higgins propose des aventures hilarantes et originales mettant en scène un ours grognon et des souris prêtes à tout pour l'embêter.
Le dessin de l'auteur est un émerveillement, rappelant la grande époque des dessins animés Tex Avery ou Warner Bros.
Un pur régal.

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