En 2020 disparaissait Gisèle Halimi, la célèbre avocate insoumise et combattante pour les droits des plus faibles. Avec Moi, Gisèle, Sandrine Bonini, aidée d’Annick Cojean, nous ouvre la porte du coeur et des pensées de la petite Gisèle, l’enfant révoltée qui deviendra une figure majeure du féminisme au XXe siècle.


« C’est pas juste ! »
Avec sa petite robe noire et son col claudine, ses cheveux dorés et ses taches de rousseurs, la petite Gisèle a tout d’une enfant modèle. Mais c’est sans compter sur son caractère bien trempé.
En effet, Gisèle est indignée, révoltée et bien décidée à lutter contre les injustices qu’elle vit quotidiennement en tant que fille.

Tout commence par une grève. C’est toujours à elle que l’on demande d’aider pour les corvées ménagères, jamais à ses frères. Et ça, Gisèle ne l’accepte pas.
Est-ce que, par hasard, le temps des garçons serait plus précieux que celui des filles ?
Elle commence alors une grève de la faim… et elle obtient de ne plus jamais faire les corvées à la place de ses frères !
Dès lors, elle apprend face à toutes les injustices de la vie et surtout se découvre une âme de défenseuse des filles et de tous les plus faibles.
« Je me battrai jusqu’au bout contre l’injustice ! »
Moi, Gisèle est un album facile d’accès et à glisser entre toutes les mains.
Avec son air déterminé et ses sourcils froncés, la petite Gisèle fait passer des messages accessibles à toutes les jeunes filles, ainsi qu’au jeunes garçons et à leurs parents.
Sandrine Bonini croque avec humour et tendresse cette jeune fille déterminée qui cogite et affirme ses valeurs. Le savoir, la liberté, le refus de la honte, le rapport à l’argent… Tous les grands principes de Gisèle Halimi semblent nés de son expérience d’enfant.

Si la petite fille est aussi attachante, c’est aussi aussi grâce aux illustrations. On retrouve dans ses mimiques et son imaginaire toute la force de l’enfance qui ne transige pas. De plus, ses copains doudous (notamment l’avocat, le bien trouvé) forment un entourage précieux et encourageant.
L’album est intelligent et donne envie de réfléchir avec ses bambins à cette liberté si chèrement défendue par Gisèle Halimi pendant toute sa vie.
Pourquoi lire Moi, Gisèle ?
Moi, Gisèle est un album qui donne envie d'écouter la révolte qui gronde dans nos petites têtes blondes ou brunes. La découverte de l'enfance de Gisèle Halimi, de la naissance de sa soif de liberté et de ses premiers combats contre l'injustice est traitée avec finesse et humour par Sandrine Bonini qui la croque avec tendresse. Un livre à mettre entre toutes les mains, petites et grandes, pour réfléchir ensemble, se battre et être solidaires !

