Mots Tordus et Bulles Carrées

Yéti (Taï-Marc Le Thanh / Rebecca Dautremer)

Depuis aussi longtemps que je m’en souvienne, je me suis toujours demandé s’il existait vraiment.

À partir de cette simple phrase, une jeune femme entame un long voyage à la recherche de la créature qui hante son esprit : le Yéti.
Et si ce dernier était bien plus proche qu’elle ne le croyait !

Un long voyage vers soi

Une arrivée qui n’est pas celle que l’on croyait ?

Tout commence avec une pensée obsédante.
Le regard fixe, la jeune exploratrice décide de partir à la découverte du Yéti.
Taï-Marc le Thanh nous décrit une jeune femme déterminée mais terriblement seule.

Le voyage est pourtant long, passant des premières recherches nécessaires jusqu’aux explorations l’amènant au pied d’une montagne, à première vue infranchissable.
En filigrane de ce parcours, on ressent la ténacité de l’exploratrice mais aussi une forme d’ isolement qui pose questions.

Enfin seule… Peut être pas autant que cela.
Le yéti est présent à chacun de ces moments.
Simple fruit de son imagination ou représentation symbolique de ses propres ressentiments, la créature pose son regard sur chacun des pas de la jeune femme, faisant d’elle-même un sujet d’étude.

L’intrigue marque les esprits autant par sa simplicité que par les symbolismes qu’elle sous-entend.
Comme si, au fond, cette jeune exploratrice cherchait dans sa quête une façon de se découvrir elle-même.

Le merveilleux Yéti de Rebecca Dautremer

Chacun à son étage

Ecrire que le travail de Rebecca Dautremer est sublime devient un pléonasme.

Sur Yéti, l’illustratrice alterne les pages simples avec d’extraordinaires doubles pages qui fascinent autant par leur beauté que par leur mise en scène.
La souplesse de son trait, le soin apporté aux matières et sa palette de couleurs sont un pur réjouissement pour l’oeil averti.

On savourera avec délice le design de sa créature qui transpire d’humanité.
Tantôt au premier plan, tantôt en retrait, le Yéti de Rebecca Dautremer est une ombre protectrice pour une jeune exploratrice qui ne remarque jamais sa présence.

On reste admiratif de la composition de certaines illustrations, comme celle que l’on retrouve en couverture, et du soin apporté autant aux détails qu’à l’ambiance de la scène.

Un véritable travail d’orfèvre.

En résumé

Yéti de Taï-Marc le Thanh et Rebecca Dautremer est un voyage graphique et sensoriel extraordinaire. 

À travers cette exploration vers l'inconnu, cette jeune femme part à la recherche d'une partie d'elle-même. 
L'ensemble est mis en image par la talentueuse Rebecca Dautremer qui nous subjugue d'albums en albums. 

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